Depuis la création de l’État d’Israël, seules deux exécutions judiciaires ont eu lieu : celle de Meir Tobianski en 1948 – blanchie posthumément – et celle d’Adolf Eichmann en 1962.
Aujourd’hui, un nouveau projet de loi propose que « tout terroriste condamné pour meurtre motivé par le racisme ou l’hostilité envers le public, dans des circonstances où l’acte est dirigé contre l’État d’Israël et la renaissance du peuple juif dans sa terre » soit « condamné à mort ». Le texte prévoit que la peine soit obligatoire, sans possibilité de jugement à la discrétion du tribunal.
Pourquoi maintenant ?
Le texte vise principalement les commandos Nukhba du Hamas, responsables du massacre du 7 octobre 2023. L’argument avancé par les promoteurs est clair : exécuter les terroristes condamnés empêcherait qu’ils soient libérés dans d’éventuels échanges de prisonniers avec des organisations terroristes, supprimant ainsi tout risque de récidive. Cela permettrait aussi, selon eux, de dissuader de futurs candidats au terrorisme en supprimant l’espoir d’une libération.
Les débats au sein de la Knesset
Jusqu’à récemment, le coordinateur des prisonniers et disparus, Gal Hirsch, s’était opposé à cette initiative, estimant qu’elle mettait en danger les otages encore détenus à Gaza. Mais depuis la confirmation qu’aucun otage vivant n’y reste, Hirsch a déclaré devant la Commission de la sécurité nationale que ses réserves étaient désormais « sans objet ». Il a également indiqué que le Premier ministre Benyamin Netanyahou soutenait désormais la proposition.