Alors que se poursuivent les discussions internationales sur la création d’une autorité transitoire à Gaza une fois la guerre terminée, Israël a tenu, une fois de plus, à clarifier sa position : aucun soldat turc ne sera autorisé à fouler le sol de la bande de Gaza. Lors d’un point de presse ce dimanche, Shosh Bedrosian, porte-parole du cabinet du Premier ministre, a déclaré que Jérusalem s’opposait fermement à l’intégration de troupes turques dans le cadre du futur “mécanisme multinational” évoqué ces dernières semaines :« Israël ne consentira à aucune présence turque, ni militaire, ni civile, ni par le biais d’organisations affiliées »
Cette mise au point intervient alors que la Turquie a annoncé des mandats d’arrêt visant le Premier ministre israélien, le ministre de la Défense, le chef d’état-major et d’autres hauts responsables.
La ministre Orit Strock, membre du cabinet politico-sécuritaire, a vivement réagi : « Il faut arrêter de se bercer d’illusions. Présenter la Turquie comme partenaire de paix est une mascarade. Sa décision d’émettre des mandats d’arrêt contre nos dirigeants est la preuve éclatante qu’elle n’a aucune place dans un processus politique ou sécuritaire impliquant Israël. »
Strock a ajouté que cette initiative d’Ankara démontrait la duplicité du président Recep Tayyip Erdoğan, qu’elle accuse d’“hostilité systématique envers Israël sous couvert de diplomatie”.