Pour la première fois depuis l’éclatement du scandale de la fuite de Sde Teiman, Tsahal prend publiquement la défense de son Parquet militaire. L’affaire, qui a conduit à l’arrestation de la procureure militaire en chef Yifat Tomer-Yerushalmi pour la divulgation d’une vidéo montrant des soldats maltraitant un détenu palestinien, a provoqué une onde de choc dans l’armée et dans la société israélienne.
Un haut responsable militaire a déclaré ce week-end : « Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Nous devons protéger le Parquet militaire, qui a défendu et protégé les soldats et les commandants pendant deux ans. Ceux qui ont dévié seront écartés au scalpel. » Une métaphore chirurgicale pour signifier que seules les fautes individuelles seront sanctionnées, sans affaiblir l’institution dans son ensemble.
Selon cette source, l’armée reste attachée à l’indépendance de la justice militaire : « Le personnel du Parquet joue un rôle essentiel, notamment pendant la guerre. Les commandants ont ressenti leur importance et continuent à en dépendre. »