La nouvelle loi d'arrangements budgétaires qui reprend un projet de loi déjà proposé en 2023 et 2024, s'inscrit dans la lutte contre l'argent noir. Le texte interdit la détention d'espèces au-delà de 200000 shekels et autorise l'État à confisquer les sommes en liquide dépassant ce plafond. Bien que cette loi ait déjà été adoptée l'année dernière, elle n'a jamais été mise en œuvre. Le ministère des Finances demande aujourd'hui sa réadoption.
Un autre article intégré à la loi d'arrangements vise à combattre l'économie souterraine en interdisant l'encaissement ou l'escompte de chèques contre espèces pour des montants supérieurs à 6000 shekels. Il convient de rappeler qu'il est déjà interdit d'effectuer des transactions en liquide au-delà de 6000 shekels. Toutefois, la législation précédente avait omis de mentionner spécifiquement l'encaissement et l'escompte de chèques. Le ministère des Finances corrige donc cette lacune en incluant explicitement ces opérations.
Le ministère des Finances estime que la réduction de l'usage des espèces rapportera 375 millions de shekels aux caisses de l'État dès 2026, puis 640 millions de shekels par an à partir de 2027. L'utilisation d'argent liquide constitue un problème majeur en matière de blanchiment d'argent. C'est pourquoi les gouvernements des pays occidentaux limitent considérablement la possibilité d'utiliser des espèces.