Réunis samedi soir à l’issue d’une réunion stratégique, les dirigeants du « bloc du changement » ont annoncé une offensive coordonnée contre le gouvernement de Benyamin Netanyahou. Cette alliance hétéroclite de partis d’opposition, rassemblant des figures de droite, du centre et de gauche, entend s’opposer au projet de loi sur l’enrôlement des ultra-orthodoxes, qu’elle qualifie de « loi sur la désertion ».
Dans une déclaration commune, les leaders du bloc — parmi lesquels le chef de l’opposition Yaïr Lapid, l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, Avigdor Liberman (Israel Beytenou), Benny Gantz (Bleu Blanc), Gadi Eisenkot (Yashar!) et Yaïr Golan (Démocrates) — ont promis de se battre « à la Knesset, dans les rues et dans l’arène judiciaire » contre ce texte jugé inéquitable.
Cette coordination entre formations d’opposition marque une nouvelle tentative de présenter un front uni face à la coalition au pouvoir. Selon le communiqué, les participants ont également évoqué « la stratégie du bloc en vue de la victoire aux prochaines élections », tout en saluant les récents progrès réalisés dans le rapatriement des dépouilles d’otages. Il faut souligner qu'aucune photo de la rencontre de ces dirigeants de partis n'a été publiée, signe que l'unité affichée est peut-être encore fragile.
« Compte tenu du fardeau qui pèse sur les soldats réguliers et les réservistes, nous exigeons que l’armée applique la loi et intensifie ses efforts de recrutement parmi les ultra-orthodoxes », déclarent les signataires, estimant que « l’immense majorité du peuple israélien aspire à un service militaire égal pour tous ».