Les États-Unis ont transmis lundi soir aux membres du Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution prévoyant la création d'une force internationale à Gaza, selon des informations révélées par la chaine israélienne N12. Cette force devrait être déployée pour une période minimale de deux ans.
Une résolution de l'ONU est nécessaire suite aux demandes de l'Indonésie et de l'Azerbaïdjan, qui prévoient d'envoyer des troupes au sein de cette force déployée dans la Bande de Gaza.
Selon le projet, qualifié de "sensible mais non classifié", les États-Unis et les pays participants disposeraient d'un large mandat pour contrôler Gaza jusqu'en 2027, avec possibilité de prolongation. D'après un haut responsable américain, cette Force internationale de stabilisation (ISF) serait une force d'application temporaire, et non une force de maintien de la paix de l'ONU. Durant la période d'activité de cette force, Tsahal devra progressivement mettre fin à ses opérations à Gaza et se retirer de certaines zones de la Bande de Gaza. Parallèlement, l'Autorité palestinienne devra entreprendre des réformes censées lui permettre de gouverner le territoire par la suite.
Selon un responsable américain, les États membres du Conseil de sécurité débattront de la proposition dans les prochains jours et voteront dans les semaines à venir, l'objectif étant de déployer les soldats de la force dès le mois de janvier.
D'après le projet de résolution circulant ces derniers jours, la Force de stabilisation internationale (ISF) sera placée sous l'autorité directe d'un "Conseil de la paix international" - un nouvel organe qui devrait être présidé par Donald Trump. Aux côtés de Trump siégeront des personnalités de haut rang de différents pays, et ce conseil servira de cadre politique suprême pour la mise en œuvre de l'accord à Gaza.
Selon le document, l'ISF contribuera à sécuriser les frontières entre Gaza et l'Égypte, ainsi qu'entre Gaza et Israël, et œuvrera à stabiliser l'environnement sécuritaire en assurant la démilitarisation de la Bande de Gaza, la destruction des infrastructures terroristes militaires et offensives, et en empêchant leur reconstitution. La force procédera également au désarmement permanent des groupes armés non étatiques.