Dans ce rapport présenté à la 59e session du Conseil des droits de l’homme, Francesca Albanese accuse plusieurs États d’avoir fourni à Israël “un soutien direct, matériel et diplomatique” ayant facilité, voire rendu possible, “des violations systémiques et persistantes du droit international”. Selon la juriste italienne, certains gouvernements auraient franchi la ligne de la complicité pour devenir co-auteurs du crime, leurs contributions étant “indispensables” à sa réalisation. : “Le génocide n’aurait pas pu avoir lieu, en tout ou en partie, sans la participation active d’États tiers.”
Le texte préconise un boycott complet de l’État hébreu, considérant qu’aucune distinction réelle n’est faite entre le territoire israélien et les "territoires palestiniens occupés", y compris Jérusalem-Est.
Il demande la suspension immédiate de toute coopération militaire, diplomatique et économique avec Israël, au risque sinon de “participer directement à des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des génocides”.
Francesca Albanese accuse également plusieurs dirigeants occidentaux d’avoir “repris sans recul la rhétorique israélienne”, contribuant selon elle à “déshumaniser les Palestiniens”, et affirme que les médias et gouvernements occidentaux ont diffusé des récits “effaçant la distinction entre civils et combattants”, légitimant ainsi, dit-elle, “une guerre coloniale où la vie palestinienne est dévalorisée”.