L'ancienne procureure militaire en chef Yifat Tomer-Yerushalmi, arrêtée dans le cadre d'une enquête criminelle, est actuellement détenue dans des conditions exceptionnelles à la prison de Neve Tirza. Placée à l'isolement sous surveillance permanente, elle fait également l'objet d'une enquête visant à déterminer si sa disparition récente était une mise en scène – une hypothèse qui pourrait la contraindre à rembourser les centaines de milliers de shekels dépensés pour les recherches.
Selon les informations révélées par le site Mako, Yifat Tomer-Yerushalmi est détenue dans une cellule isolée, à l'extrémité du quartier de détention, séparée des autres prisonnières. Elle bénéficie d'une surveillance constante assurée par des gardiens et un équipement de sécurité de pointe, dans ce que les responsables des services pénitentiaires qualifient de « procédure particulièrement délicate » en raison de son statut public et du fait qu'elle pourrait avoir tenté de se suicider.
L'ex-procureure doit se présenter quatre fois par jour pour un suivi médical et psychologique. Après une prise en charge initiale par une assistante sociale, elle reste sous stricte surveillance. « Elle est très calme, on voit bien qu'elle est sous le choc. Elle n'a toujours pas réalisé qu'elle est en prison », a confié un responsable des services pénitentiaires.
Le téléphone portable au cœur de l'enquête
Si les conditions de détention exceptionnelles de Yifat Tomer-Yerushalmi retiennent l'attention, c'est son téléphone portable qui est pour le moment au centre de toutes les spéculations. L'appareil constitue une pièce centrale pour établir les circonstances de sa disparition et déterminer s'il s'agit d'une tentative de suicide réelle ou d'une mise en scène.