Lors du Conseil des ministres de ce dimanche 2 novembre, Benjamin Netanyahu a tenu un discours de fermeté sur tous les fronts : diplomatique, sécuritaire et politique. Le chef du gouvernement a d’abord évoqué l’affaire de Sdé Teiman, qualifiant la fuite des images de la base militaire de « désastre diplomatique historique ».
Selon lui, ces vidéos ont infligé « un immense dommage à l’image de l’État d’Israël et de Tsahal ». Il a directement accusé l’ex-Avocate générale militaire Yifat Tomer-Yerushalmi, récemment démissionnaire, d’être à l’origine de cette fuite. « C’est la plus grave attaque médiatique et diplomatique que notre pays ait subie depuis sa création », a-t-il affirmé, appelant à une enquête indépendante.
Puis, Netanyahu a changé de registre : le rapport avec Washington. Face aux rumeurs de dépendance politique vis-à-vis de la Maison-Blanche, il a tenu à clarifier :
« Nous informons nos amis américains, mais nous ne leur demandons pas la permission. Israël conserve la responsabilité suprême de sa sécurité nationale, et nous ne la céderons jamais. »
Le Premier ministre a également fait le point sur la situation sécuritaire régionale. Il a décrit un « axe iranien » brisé mais encore actif : Hamas, Hezbollah et Houthis. À Gaza, il a promis la poursuite de l’élimination des dernières poches du Hamas à Rafah et Khan Younès, tout en maintenant l’objectif de désarmement total de l’organisation, principe partagé avec le président Trump dans le cadre du plan de paix pour Gaza.
« Si cela ne peut se faire par la voie diplomatique, cela se fera autrement — et chacun sait comment », a-t-il averti.