Chaque jour apporte son lot de révélations dans l'affaire dite de ''Sdé Teman''.
Ce vendredi, la procureure militaire en chef, Yifat Tomer Yeroushalmi, a reconnu avoir autorisé la fuite dans les médias d'une vidéo présumée compromettante pour les combattants de la base de Sdé Teman. Elle a également remis sa démission au chef d'état-major, Eyal Zamir.
Cette affaire met en lumière un système interne au Parquet qui permet à ses plus hauts fonctionnaires de ''se couvrir'' mutuellement. En effet, alors que la procureure militaire en chef savait pertinemment qui avait fait fuité cette vidéo puisqu'elle a elle-même autorisé son transfert à la presse, elle a prétendu ne pas être en mesure de savoir qui était à l'origine de cette fuite.
La conseillère juridique du gouvernement, Gali Baharav Miara, l'a cru sur parole et a affirmé à la Cour suprême: ''Il n'existe pas la moindre indication permettant de connaitre la source de la fuite''.
En outre, alors qu'une réclamation avait été faite estimant que le Parquet militaire ne pouvait pas lui-même enquêter sur une fuite émanant de ses propres services, Baharav Miara avait sermonné les plaignants leur reprochant de jeter le discrédit sur un organe judiciaire indépendant. Elle a ainsi permis au Parquet militaire d'être juge et partie dans l'affaire.
''Ce n'est pas une 'affaire', c'est une ''méthode' et elle a un nom 'le Parquet dans le Parquet'''', a tweeté Amir Ohana, le président de la Knesset.
Yoav Gallant, qui était ministre de la Défense, au moment des faits, a publié un post dans lequel il raconte qu'il avait convoqué la procureure militaire en chef pour savoir où en était l'enquête sur cette fuite. Elle lui avait répondu qu'elle avançait lentement car il était très difficile d'identifier la source puisque ''des dizaines de personnes ont eu accès à la vidéo''. Gallant conclut aujourd'hui: ''Elle m'a menti délibérément''.