Les conclusions du rapport, conduit pendant plusieurs mois par le colonel de réserve Ziv Beit-Or et validé par l’ancien commandant du Commandement Sud, le général Yaron Finkelman, dressent un constat sévère : « Tsahal a échoué dans sa mission de protéger Ein HaBesor. »
Le matin du 7 octobre, vers 6 h 30, les sirènes d’alerte retentissent. Le chef de la sécurité du moshavYoav Shefer, alerte immédiatement la force d’intervention locale, renforcée par un groupe de résidents déjà organisés en raison d’une série d’effractions survenues les mois précédents.
Les terroristes, arrivés à bord d’un pick-up et d’une moto, sont équipés de lance-roquettes antichars, de fusils d’assaut, de grenades et de radios. Ils se dirigent d’abord vers la station-service de Magen, la pillent, puis prennent la route d’Ein HaBesor. À 7 h 54, ils ouvrent le feu sur la barrière d’entrée du moshav.
Quatre membres de la force locale, positionnés à l’entrée ouest, répliquent immédiatement. L’un d’eux est blessé, un autre parvient à intercepter un groupe de terroristes qui tentent de forcer la clôture nord. Un échange nourri s’ensuit. Malgré plusieurs blessés, les habitants tiennent leur position jusqu’à la retraite des terroristes, peu avant 8 h 10.
Sur le terrain, la confusion règne. Le bataillon 51 de la brigade Golani, engagé ailleurs dans des combats meurtriers, perd le contrôle opérationnel de la zone. Les communications entre unités sont rompues, les ordres contradictoires. Ce n’est qu’en fin d’après-midi que le commandement parvient à reconstituer une image claire de la situation à Ein HaBesor.