La mobilisation a été déclenchée après qu’une coalition de 14 organisations a adressé à la direction du musée une « lettre d’intention » exigeant que l’institution déclare publiquement qu’Israël commet un génocide, qu’elle qualifie Israël d’État d’apartheid et qu’elle boycotte toute coopération avec l’État hébreu.Les signataires avaient menacé, en cas de refus, d’agir auprès de la municipalité pour suspendre la coopération et f aire cesser le financement public du musée. Après le refus de la direction, la protestation s’est transformée en manifestation houleuse : des centaines de personnes ont scandé des slogans anti-israéliens et brandi des pancartes, tandis que des graffitis ont été peints sur les grilles du musée.
Parmi les participants figurait également le groupe marginal « South African Jews for a Free Palestine », une organisation juive critique d’Israël, non représentative de la communauté juive sud-africaine, largement sioniste.
Fondé en 2019, le musée accueille des dizaines de milliers d’élèves chaque année dans le cadre d’un programme éducatif sur la Shoah et les génocides, notamment celui du Rwanda. Sa mission est de promouvoir les valeurs universelles des droits humains et la prévention des crimes contre l’humanité.