Selon un haut responsable, Ankara cherche à acquérir rapidement des systèmes de défense et des avions de combat auprès de ses alliés de l’OTAN et d’autres pays partenaires, en attendant que son appareil national, le KAAN, soit opérationnel.
Objectif : combler le retard face à ses rivaux régionaux - Israël et la Grèce - dont les flottes aériennes se renforcent. Des frappes israéliennes récentes en Syrie, en Iran et au Liban auraient particulièrement inquiété Ankara, révélant, selon des sources militaires turques, « plusieurs vulnérabilités critiques » dans son dispositif aérien.
La Turquie, deuxième armée en effectifs de l’OTAN, souhaite éviter d’être distancée par Israël, décrit comme la puissance militaire la plus sophistiquée de la région, avec plusieurs centaines de chasseurs américains en service. La Grèce, quant à elle, doit recevoir ses premiers F-35 dans les trois prochaines années.
Pour y remédier, Ankara négocie un accord avec le Royaume-Uni et plusieurs partenaires européens pour l’achat de 40 avions Eurofighter Typhoon. Douze appareils d’occasion provenant du Qatar et d’Oman seraient livrés immédiatement, tandis que 28 avions neufs suivraient dans les années à venir. Le président Recep Tayyip Erdoğan doit aborder cette proposition lors de ses visites à Doha et Mascate, avant de recevoir à Ankara le Premier ministre britannique Keir Starmer et le chancelier allemand Friedrich Merz.