Plus de 24 heures après la signature du cessez-le-feu, aucun calendrier précis pour les jours à venir n'a encore été établi. Les autorités israéliennes anticipent le début de la libération des otages dès lundi matin, tout en se préparant à une éventuelle accélération du processus par le Hamas dès ce dimanche. L'objectif serait de compléter les libérations avant l'arrivée du président américain Donald Trump dans la région.
Selon les termes de l'accord, les otages vivants devraient être transférés en premier lieu, potentiellement remis à la Croix-Rouge en une seule opération, avant la restitution des dépouilles. Israël se tient néanmoins prêt à faire face à d'éventuelles violations de l'accord par l'organisation terroriste.
Polémique sur l'identité des prisonniers libérés
Le Hamas a exprimé publiquement son mécontentement concernant la composition de la liste des 250 terroristes devant être libérés. L'organisation revendique la libération de prisonniers condamnés à perpétuité, alors que seulement 195 d'entre eux remplissent ce critère. Parmi les prisonniers de haute importance réclamés figurent Ahmed Saadat et Marwan Barghouti, demandes qu'Israël a catégoriquement refusées.
Malgré ces protestations, des sources palestiniennes estiment que le Hamas n'a "d'autre choix" que d'accepter les termes déjà approuvés. La liste, validée par les médiateurs et le gouvernement israélien, ne devrait pas être modifiée, même si des voix appellent à faire échouer l'accord si ces conditions ne sont pas respectées. Les familles des détenus concernés ont déjà été informées.
Le désarmement du Hamas : une ligne rouge
Un haut responsable du Hamas a de nouveau assuré à l'AFP que le désarmement de l'organisation, élément central du plan américain pour Gaza, demeure "hors de question et non négociable". Cette position contredit directement l'une des conditions fondamentales de l'accord de cessez-le-feu.
Néanmoins, les services de renseignement israéliens estiment que le Hamas, sous la pression conjuguée des États-Unis et des pays musulmans, fera le nécessaire pour garantir le succès de l'accord, du moins dans sa première phase.