Si l’opinion publique israélienne ne voit pour l’instant qu’une seule chose — le retour attendu des otages encore détenus à Gaza —, les négociateurs, eux, savent que le véritable défi ne fait que commencer. Une série de questions cruciales restent sans réponse, et elles pourraient décider du succès… ou de l’implosion du nouvel ordre post-guerre.
1. Qui vérifiera que le Hamas se désarme réellement ?
Le document officiel évoque un engagement du Hamas à abandonner ses armes, sous supervision du Qatar, de la Turquie et de l’Égypte. Mais aucun mécanisme concret n’explique comment l’organisation sera obligée de remettre non seulement ses missiles lourds… mais aussi son “dernier fusil”, ses derniers lance-roquettes RPG, ses caches souterraines. Israël refuse de se fier aveuglément aux garants arabes — mais n’a pas encore obtenu sa place dans ce dispositif.
Que se passera-t-il si, demain, Ankara ou Le Caire déclarent : “Le Hamas est désarmé” — et que Tsahal n’y croit pas ?
2. Qui gouvernera Gaza ? Tony Blair… et des armées arabes ?
Le président Trump prévoit de créer une « Conseil de paix » dirigée par l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair, avec des représentants de pays musulmans et peut-être d’institutions financières internationales. À côté, une force militaire interarabe pourrait entrer à Gaza — avec des soldats d’Indonésie, des Émirats, peut-être même d’Arabie saoudite.
Mais selon quelles règles ? Sous quelles ordres ? Et surtout : comment éviter les incidents armés avec Tsahal, encore présente sur le terrain tant que le désarmement ne sera pas certifié ?
3. Reconstruction : aide humanitaire ou jackpot pour les puissances ?