Le gouvernement israélien a donné son feu vert, dans la nuit de jeudi à vendredi, à l’accord de cessez-le-feu et de libération des otages négocié sous l’égide de Washington, du Caire et de Doha. La décision est tombée vers 1h20 du matin, après une réunion marathon à Jérusalem, marquée par la présence inhabituelle de Jared Kushner, gendre de Donald Trump et Steve Witkoff, émissaires du président américain pour le Moyen-Orient.

Avant la réunion du gouvernement, Benyamin Netanyahu s'est entretenu Jared Kushner et Steve Witkoff, GPO
Selon les termes de l’accord, 48 otages israéliens – vivants et morts – seront restitués à Israël dans les 72 heures à venir, en échange de 250 terroristes palestiniens condamnés à perpétuité et de 1 700 détenus arrêtés à Gaza après le 7 octobre. Les plus dangereux seront expulsés vers Gaza ou des pays tiers, dont la Turquie et le Qatar.
Le cabinet de sécurité, puis le conseil des ministres, se sont réunis dans une atmosphère électrique. Plusieurs ministres de l'aile droite, dont Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich, ont voté contre l’accord, dénonçant un “prix moral et sécuritaire exorbitant”. Ben-Gvir a lancé aux émissaires américains :« Hamas, c’est Hitler. Feriez-vous la paix avec Hitler ? » Ce à quoi Kushner lui a répondu que “l’accord protège la sécurité d’Israël” et que “le Hamas, désormais isolé, n’avait plus le choix”. « Il faut savoir pardonner pour permettre la vie de continuer. » a lui répliqué Steve Witkoff. Malgré ces échanges tendus, la majorité des ministres a validé l’accord. Selon un haut responsable, “le pays avait besoin de cette décision, aussi difficile soit-elle”.