Un mois après sa libération d'Irak, Elizabeth Tsurkov fait face à un torrent d'insultes et de menaces après avoir exprimé sa compassion pour les habitants de Gaza dans un message publié mardi sur X, à l'occasion du deuxième anniversaire du 7 octobre.
Dans ce tweet rédigé en arabe, la chercheuse israélienne de 38 ans raconte le moment où elle a appris le massacre perpétré par le Hamas alors qu'elle était en captivité : « Il y a deux ans jour pour jour, j'étais détenue dans ma deuxième prison par les milices Hachd al-Chaabi. Les gardiens ont monté le son de la télévision pour que je puisse entendre les informations sur l'opération du 7 octobre. »
Elizabeth Tsurkov poursuit : « D'après ce que diffusaient les chaînes fidèles à l'axe iranien, je croyais que l'opération ne visait que des sites militaires. Ces médias parlaient de "prisonniers" et non de "kidnappés", ils évoquaient des "soldats" à plusieurs reprises. Les gardes célébraient l'opération, mais je savais – même avec ces informations déformées – qu'un désastre allait s'abattre sur Gaza et sa population. Je n'imaginais cependant ni l'ampleur ni l'horreur des violations à venir. »
Un appel à la compassion qui provoque l'indignation
La chercheuse cite ensuite les propos rapportés de l'épouse de l'ancien chef d'état-major Sharon Halevi, selon laquelle son mari aurait déclaré le 7 octobre : « Gaza sera détruite. » Elle conclut son message par ces mots : « Que Dieu apporte la guérison aux habitants de Gaza, aux affamés, aux blessés et aux otages épuisés. Ils paient tous un lourd tribut aux décisions de dirigeants qui ne pensent qu'à se maintenir au pouvoir. »
Cette prise de position a déclenché une vague de réactions hostiles. Dans un second tweet publié mercredi, Elizabeth Tsurkov expose les réactions qu'elle a reçues : « Les messages et commentaires d'Israéliens favorables à la guerre regorgent d'insultes, d'accusations de trahison et de souhaits de me voir à nouveau kidnappée. Tout cela à cause de mon dernier message où j'exprimais ma sympathie pour la population de Gaza. »