« Jamais nous n’avons été dans une telle configuration, avec de telles conditions pour conclure un accord. » a déclaré un haut responsable de la sécurité. Selon lui, la conjonction des circonstances, sur le terrain comme sur la scène diplomatique, crée une fenêtre réelle pour un accord visant à mettre fin à la guerre et à obtenir la libération des otages.
La délégation israélienne a entamé mardi la deuxième journée de discussions à Charm el-Cheikh.
En Israël, on évite encore de qualifier les échanges de « positifs », mais on souligne que la dynamique entre les parties permet des avancées. La principale question sur la table reste la demande du Hamas : obtenir une garantie claire que la guerre prendra fin une fois les otages libérés, sans que cela dépende des discussions ultérieures sur l’avenir de Gaza ou du mouvement islamiste lui-même.
Jusqu’à présent, les pourparlers ont surtout servi à exposer les positions des deux camps. Malgré un climat jugé constructif, tous les détails sont loin d’être finalisés. Israël redoute que le Hamas ne profite du « oui israélien » pour durcir ses exigences ; c’est pourquoi le mandat de la délégation reste strict : n’avancer que sur les points essentiels – la libération des prisonniers, le rythme de libération des otages et les cartes de retrait, qui font encore l’objet de divergences.
En parallèle, le haut responsable de la sécurité a prévenu que, si une opportunité de paix existe, un avertissement tout aussi clair s’adresse au Hamas : « S’il n’y a pas d’accord cette fois, le Hamas doit comprendre qu’Israël reviendra avec toute sa puissance, reprendra les combats et prendra le contrôle de Gaza-ville et des camps centraux. »