Selon des sources proches des négociations, le Hamas serait prêt à donner une réponse « partielle et conditionnelle » au plan proposé par Washington. Le texte, qui vise à mettre fin à la guerre et à organiser la libération progressive des otages, soulève plusieurs points de blocage pour le Hamas. L’organisation exigerait des garanties supplémentaires, parmi elles le calendrier et les modalités d’un retrait israélien.
Le Jihad islamique, allié mais concurrent du Hamas à Gaza, se serait montré encore plus réticent, rejetant l’idée d’accepter l’accord tel quel et réclamant une assurance écrite d’un retrait israélien complet de l’enclave.
Dans la nuit, Mohammed Nazal, membre du bureau politique du Hamas, a accordé une interview à la chaîne Al-Jazeera. Il y a confirmé que le mouvement donnerait bientôt sa réponse officielle. Selon lui, toute discussion est envisagée « à partir du principe d’une cessation totale de la guerre ».
Un élément central dans l’équation est le rôle du chef militaire du Hamas à Gaza, Izz al-Din al-Haddad, qui a succédé à Sinwar en mai 2025. Al-Haddad dispose d’un droit de veto sur les accords relatifs aux otages ou aux cessez-le-feu. Selon des médias arabes, il est plus enclin à envisager des concessions — mais uniquement si elles sont liées au retrait complet d’Israël et à une cessation totale des hostilités.