La marine n'avait jamais eu à faire face à une flottille de cette envergure : 42 embarcations pénétrant simultanément dans les eaux territoriales israéliennes. La stratégie adoptée consistait à prendre d'abord le contrôle des six navires principaux, puis de "poursuivre" les plus petits. Chaque embarcation a nécessité un "boarding" – l'hélitreuillage de forces spéciales.
Les forces qui inspectent actuellement les dizaines de navires ont fait une découverte révélatrice : la quantité d'aide humanitaire à bord, censée être acheminée vers Gaza, s'avère "dérisoire". "Des quantités insignifiantes d'aide humanitaire pour les habitants de la bande, malgré l'ampleur considérable de l'opération – 42 navires", a constaté un responsable sécuritaire, concluant : "Cela prouve que tout cet événement est une pure provocation, et c'est ainsi qu'il faut le considérer."
Les fouilles effectuées jusqu'à présent n'ont révélé aucune arme à bord des navires de la flottille, pas même d'armes blanches comme des couteaux ou des bâtons.
Un seul incident s'est produit durant l'intervention : après que la Shayetet 13 (unité d'élite de la marine) a pris le contrôle d'un des navires ce matin et que celui-ci faisait route vers le port d'Ashdod avec à son bord des soldats et des activistes, l'embarcation a commencé à couler et à pencher sur le côté en raison d'une défaillance technique majeure. Des secours ont immédiatement été dépêchés. Ils ont évacué les passagers en toute sécurité. Le yacht a ensuite sombré.
Le chef de la marine, le général David Saar Salama, a dirigé l'opération depuis un navire militaire, aux côtés d'autres commandants. L'ensemble du commandement de la marine est resté en mer toute la nuit.