Les dockers ont immédiatement déclenché une grève, manifesté dans l’enceinte portuaire et bloqué toute opération de chargement. Résultat : le cargo de ZIM a dû quitter le port sans ses marchandises. Pour les syndicats, il s’agit d’un boycott assumé du transport maritime de munitions vers Israël.
Au même moment, Gênes a accueilli une réunion d’urgence des syndicats de dockers venus de toute l’Europe. Ces organisations puissantes ont cherché à coordonner une politique commune face à Israël. Elles se sont entendues sur une ligne ferme : bloquer tout transfert de matériel militaire par voie maritime. Certains participants ont même plaidé pour aller plus loin et empêcher le passage de cargaisons civiles à destination d’Israël, tant que le pays n’autoriserait pas l’accostage du prochain « flottille de la liberté » attendu sur ses côtes. Aucune décision finale n’a encore été prise, mais la menace d’un durcissement plane.
La compagnie ZIM a confirmé l’incident, tout en réfutant les accusations : « Le syndicat local des dockers a empêché le chargement de conteneurs sur un navire de ZIM, en prétendant qu’il s’agissait de fret militaire. Cette affirmation est fausse. »