Une rencontre décisive se tient aujourd’hui à Doha avec des représentants du mouvement palestinien. Le Qatar, qui a repris son rôle de médiateur, accueille cette réunion au lendemain des excuses présentées par Benyamin Netanyahu pour les frappes de Tsahal à Doha. L’enjeu est de taille : parvenir à un accord qui mette fin aux hostilités et permette la libération des otages, tout en limitant les risques d’une reprise des combats et en définissant la composition d’un pouvoir transitoire à Gaza.
Une source informée a déclaré que le Hamas et d’autres factions palestiniennes « tendent à accepter le plan Trump » et qu’ils transmettront leur réponse aux médiateurs dès demain.
En parallèle, un responsable palestinien interrogé par Sky News Arabia a indiqué que si le Hamas examine sérieusement le texte, il a exprimé de fortes réserves : certains dirigeants ont qualifié la proposition de « déclaration de défaite ». Le Hamas aurait demandé au Qatar des clarifications, notamment des garanties contre une reprise des hostilités et des assurances de sécurité pour ses dirigeants à l’étranger. Le Qatar exercerait des pressions pour amener le mouvement à accepter l’accord.
Les points du plan difficiles à accepter pour le Hamas :
Désarmement complet et démantèlement des infrastructures militaires : destruction définitive des tunnels, des ateliers et des capacités de production d’armement, sans possibilité de reconstruction, et sous supervision extérieure indépendante. C’est, selon les observateurs, la « grenouille » la plus dure à avaler.
Exclusion du Hamas du gouvernement intérimaire : le mouvement et ses branches seraient exclus de la direction transitoire. Même si le Hamas s’est dit ouvert à la création d’un gouvernement technocratique proposé par l’Égypte, ce point reste explosif.
Déploiement immédiat d’une force internationale de stabilisation : présence étrangère sur le terrain pour remplacer les structures sécuritaires du Hamas, ce qui menacerait directement son autorité.