Un rapport du Bureau central des statistiques révèlent des données préoccupantes concernant l'impact des périodes de réserve sur la vie de couple et de famille.
La moitié des épouses de réservistes signalent une détérioration de leur relation conjugale, et un tiers d'entre elles admettent avoir envisagé la séparation ou le divorce. Cette fragilisation s'accentue dramatiquement avec la durée du service : si 36% des conjointes dont le mari a servi jusqu'à 50 jours rapportent des difficultés relationnelles, ce taux grimpe à 57% lorsque le service s'étend de 200 à 350 jours.
L'onde de choc dépasse le couple. Plus de la moitié des mères (52%) constatent une dégradation de l'état psychologique de leurs enfants de moins de 21 ans. Dans les familles où le père a effectué entre 200 et 250 jours de service, cette proportion atteint 63%.
Face à ces épreuves, 61% des épouses ont eu recours à une forme d'assistance : 55% pour un soutien psychologique ou émotionnel, et 38% pour une aide financière. Plus d'un tiers (35%) ont entrepris un suivi psychologique, cette proportion s'élevant à 68% parmi les épouses de militaires servant dans les forces terrestres, qui se tournent vers des thérapeutes privés.