L'équipe cycliste Israel Premier Tech ne prendra pas le départ du Giro d'Emilia, prévu le 4 octobre prochain. Les organisateurs de cette course italienne d'une journée de 199 kilomètres entre Mirandola et Bologne ont justifié cette exclusion par des "raisons de sécurité publique", redoutant des incidents similaires à ceux survenus récemment en Espagne.
Cette décision fait directement écho aux troubles qui ont émaillé la participation de l'équipe israélienne lors de la dernière Vuelta d'Espagne. Des manifestants pro-palestiniens ont organisé des protestations "agressives" qui, selon les organisateurs, ont "mis en danger tous les coureurs et perturbé la course".
Ces incidents ont marqué un tournant dans la perception des risques sécuritaires liés à la présence de la formation israélienne sur les courses européennes, poussant désormais certains organisateurs à prendre des mesures préventives.
L'équipe Israel Premier Tech a exprimé sa "profonde déception" face à cette décision qu'elle qualifie d'"inacceptable". Dans un communiqué, la formation reconnaît "comprendre les défis sécuritaires auxquels sont confrontés les organisateurs" tout en regrettant leur choix.
"Nous rejetons les menaces de violence qui nuisent au cyclisme et compromettent la tenue des courses", souligne l'équipe, pointant du doigt l'impact négatif de ces tensions géopolitiques sur le sport.