Dans un discours de près d'une heure prononcé mardi devant l'Assemblée générale des Nations Unies, le président américain Donald Trump a vivement critiqué la vague de reconnaissances d'un État palestinien par plusieurs pays occidentaux, y voyant une "soumission aux demandes de rançon du Hamas".
Une position ferme sur Gaza
S'exprimant sur la guerre à Gaza, Trump a accusé le Hamas de faire obstruction aux négociations de cessez-le-feu et a dénoncé les pays - notamment la Grande-Bretagne, le Canada et la France - ayant récemment reconnu un État palestinien.
"Les terroristes du Hamas sont ainsi récompensés pour leurs atrocités", a déclaré le président américain, faisant référence aux attaques du 7 octobre 2023. "Au lieu de céder aux demandes de rançon du Hamas, ceux qui veulent la paix devraient s'unir autour d'un message : libérez les otages maintenant."
Trump a réitéré sa préférence pour une libération simultanée de tous les captifs plutôt qu'un échange échelonné, citant des chiffres controversés sur le nombre d'otages détenus à Gaza.
« Nous devons immédiatement mettre fin à la guerre à Gaza », a-t-il déclaré. « Nous devons négocier la paix sans tarder. Nous devons récupérer les otages », a ajouté le président américain.
Revendications sur l'Iran et le nucléaire
Le président américain a de nouveau affirmé que les bombardiers B-2 américains avaient "anéanti" les capacités d'enrichissement nucléaire de l'Iran lors de frappes menées en juin, dans le cadre de "l'opération Midnight Hammer".
"Sept bombardiers américains B-2 ont largué quatorze bombes de 13 600 kg chacune sur la principale installation nucléaire iranienne, détruisant tout", a-t-il déclaré, réitérant des affirmations contestées par certains rapports de renseignement.
Trump a présenté ces frappes comme l'aboutissement d'une guerre de "12 jours" entre Israël et l'Iran, qu'il souligne avoir contribué à résoudre par un cessez-le-feu négocié.