Israël a transmis un message clair à Paris : « Notre réponse sera dure. » Jérusalem prépare plusieurs options face à la reconnaissance attendue d’un État palestinien par le président français Emmanuel Macron lors de l’Assemblée générale de l’ONU, lundi prochain. De son côté, la France se prépare également à ce qui pourrait constituer une escalade dans ses relations avec Israël.
Selon des sources, Israël envisage plusieurs mesures, allant de l’accélération de l’extension des implantations en Judée-Samarie à la fermeture du consulat français à Jérusalem, voire à des actions sur des biens appartenant à la France sur le sol israélien, tels que le site du Temple El-Aounai. La vice-ministre israélienne des Affaires étrangères, Sharren Haskel, avait déjà averti que la fermeture de la représentation diplomatique française à Jérusalem, antérieure à la création d’Israël en 1948, « était sur la table du Premier ministre ».
Israël veut ainsi affirmer que le gouvernement de Netanyahu ne cédera pas sous la pression internationale sur les questions palestiniennes.
L’initiative de Macron a surpris ses alliés et ses rivaux : en annonçant que la France deviendrait la principale démocratie occidentale à reconnaître un État palestinien, il a lancé une dynamique suivie par plusieurs pays. Ce succès politique pourrait constituer un héritage pour Macron, mais place également la France directement sur la ligne de mire d’Israël. « L’initiative a été conçue et portée par le président français, et c’est pourquoi la réaction principale sera dirigée contre la France, et non contre d’autres pays », a déclaré Chen Feder, porte-parole de l’ambassade d’Israël à Paris.