Selon des informations publiées sur la chaine israélienne C14, il existerait de plus en plus de milices armées dans la Bande de Gaza qui seraient favorables à Israël et qui prendraient le contrôle des zones nettoyées du Hamas.
Il se pourrait que l'objectif d'Israël soit de créer d'autres poches où des acteurs locaux contrôlent un territoire défini, et de nouveaux noms émergent désormais.
Le visage découvert au centre d'une photo qu'il a postée sur son compte Facebook révèle Houssam al-Astal. Autour de lui apparaît la force militaire qu'il dirige, positionnée sur le terrain dans la région de Khan Younès. Des chaînes associées au Hamas sur les réseaux sociaux accusent al-Astal de collaborer avec Israël et de s'être allié à Yasser Abou Chabab. Al-Astal a publié cette photo sur son Facebook accompagnée de la légende : "Il n'y a pas de place pour les chiens du Hamas" et a également diffusé une vidéo dans laquelle il critique sévèrement le Hamas.
Sur la chaîne Telegram associée au Hamas, "Amask Amil", qui signifie "Ils ont attrapé un collaborateur", un examen approfondi du passé de Houssam al-Astal a été réalisé. L'enquête affirme qu'al-Astal était auparavant officier dans les appareils de l'Autorité palestinienne et qu'il a un long historique de collaboration avec le Mossad. Il est également allégué qu'il a fui la Bande de Gaza après la prise de contrôle du Hamas en 2007 et qu'il serait responsable de l'élimination d'un ingénieur du Hamas en Malaisie en 2016.
Selon ces sources, le Hamas aurait réussi à l'attirer pour qu'il revienne à Gaza en 2022, puis l'aurait emprisonné. La prison a été bombardée au début de la guerre, permettant apparemment à al-Astal de s'échapper. L'organisation qu'al-Astal dirige s'appelle "Force de frappe pour la guerre contre le terrorisme".