Après des années de procédures et d’appels, un réfugié soudanais du Darfour a obtenu gain de cause face à l’Autorité de la population. La justice a ordonné cette semaine à l’administration de lui accorder immédiatement la citoyenneté israélienne, assortissant sa décision d’une condamnation à 35 000 shekels de frais de justice et d’honoraires d’avocat.
L’homme, arrivé en Israël en 2008 à l’âge de 32 ans, avait épousé une citoyenne israélienne en 2016 devant un tribunal islamique. Ensemble, ils ont eu quatre enfants et ont entamé la procédure dite de mariage, qui permet en principe d’obtenir la citoyenneté au terme d’un parcours de quatre ans et demi.
En 2018, il reçoit toutefois un permis de séjour temporaire (A/5) dans le cadre d’une décision gouvernementale spécifique aux ressortissants du Darfour. C’est ce point qui a servi de fondement au refus de naturalisation de l’Autorité de la population, celle-ci estimant que son statut n’avait pas été acquis par la voie progressive du mariage.
Ses avocats ont dénoncé une position arbitraire et contradictoire : pendant plusieurs années, l’administration avait renouvelé son permis précisément dans le cadre de la procédure matrimoniale, après avoir chaque fois vérifié la sincérité du couple et leur vie commune en Israël.