Une nouvelle étude de l’organisation Yad Labanim dresse un constat alarmant : plus d’un tiers des familles endeuillées de la guerre Glaives de fer n’ont pas réussi à réintégrer le marché du travail. Selon l’enquête, menée auprès de 205 proches de premier degré, 21 % n’ont jamais repris leur emploi et 13 % ont tenté de le faire avant de renoncer.
Les chercheurs, les docteurs Galit Madar et Noa Ben Yossef, soulignent des écarts significatifs selon les secteurs et les niveaux de revenus : près de 75 % des salariés du public ont pu reprendre le travail, contre seulement 59 % dans le privé. La différence est encore plus marquée entre salariés (68,8 %) et indépendants (39,1 %). Les inégalités de revenus jouent également un rôle majeur : seuls 46,7 % des ménages aux revenus modestes sont retournés au travail, contre plus de 83 % des hauts revenus.
Parmi les groupes les plus touchés figurent les frères et sœurs endeuillés, souvent privés de reconnaissance officielle et de soutien économique adapté, ce qui entrave fortement leur retour à la vie professionnelle.