Israël a préparé son opération militaire à Gaza sous une forme modulable. Le général de brigade Shomer a précisé que la campagne ne durerait « ni quelques jours ni de longs mois », mais qu’elle se déroulerait par phases, laissant à chaque étape la possibilité d’un arrêt si des conditions diplomatiques, notamment autour des otages, venaient à évoluer.
Lors d’un briefing aux journalistes, le chef de la Division des opérations a été interrogé sur les risques que fait peser l’offensive sur les otages. Sa réponse a été sans détour : « Pas plus que ce que nous avons fait jusqu’à présent. Nous faisons tout et ferons tout pour éviter de nuire aux otages, et dans tout endroit où il y a le moindre soupçon – nous n’agirons pas. Nous considérons nos actions comme le moyen de leur libération. »
Interrogé sur le souvenir douloureux du tunnel de Rafah, où six otages israéliens avaient été assassinés l’an dernier, l’officier a insisté : « J’espère vraiment que non. Nous faisons tout ce qui dépend de nous pour éviter cette situation. Nous ferons tout pour que cela n’arrive pas. Je suggère à Hamas de bien s’en occuper. »