Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré mardi soir qu’il reconnaissait officiellement le génocide arménien, une première pour un chef de gouvernement israélien. Cette prise de position, hautement sensible sur le plan diplomatique, a immédiatement suscité la colère de la Turquie.
Dans un communiqué, le ministère turc des Affaires étrangères a dénoncé « une tentative d’exploiter les tragédies douloureuses du passé à des fins politiques », ajoutant que les propos du Premier ministre israélien visaient à « dissimuler le génocide mené à Gaza ». Ankara a par ailleurs rejeté catégoriquement la reconnaissance israélienne, affirmant qu’elle n’était « pas cohérente avec les faits historiques et juridiques ».
Une déclaration spontanée
C’est lors d’une interview télévisée que cette reconnaissance a eu lieu. Un journaliste a interpellé Netanyahou en soulignant qu’au regard de l’histoire du peuple juif, Israël aurait dû être l’un des premiers pays à reconnaître le génocide arménien. « Pourquoi Israël ne reconnaît-il pas le génocide arménien commis par les Turcs ? », lui a-t-il demandé.