Le Commandement Sud des forces israéliennes a ouvert une enquête opérationnelle suite à une frappe israélienne meurtrière survenue lundi près de l'hôpital Nasser de Gaza. L'attaque, qui a causé la mort de plusieurs civils palestiniens, dont quatre journalistes selon les premières informations, soulève des questions sur le respect des procédures militaires autorisées.
Un dysfonctionnement opérationnel reconnu
L'enquête se concentre sur les circonstances ayant conduit à l'utilisation d'obus de char, alors que l'autorisation initiale préconisait des armes "plus précises et limitées" pour minimiser les dommages collatéraux près de cet établissement hospitalier sensible.
Selon les éléments de l'enquête, les forces israéliennes avaient identifié ces derniers jours un observateur positionné sur un balcon avec une caméra, suspecté de diriger des tirs contre les positions militaires. Cette cible avait été approuvée pour une attaque par le Commandement Sud, avec autorisation du commandant en raison de la sensibilité du lieu.
Cependant, contrairement aux instructions, quatre obus de char ont été tirés lors de l'opération de lundi. L'armée israélienne qualifie cette déviation de "dysfonctionnement opérationnel grave" et cherche à identifier qui a donné l'ordre de modifier les modalités d'attaque.
Les services de renseignement israéliens affirment qu'au moins huit des personnes tuées seraient des terroristes, un chiffre susceptible d'évoluer selon Tsahal.