Le ministre néerlandais des Affaires étrangères Caspar Veldkamp a démissionné vendredi, entraînant dans sa chute quatre autres ministres de son parti, le Nouveau Contrat social (NSC). Cette crise politique découle de l'échec du gouvernement à adopter des sanctions contre Israël, malgré les pressions du ministre pour durcir la position néerlandaise.
Caspar Veldkamp avait plaidé jeudi au parlement pour la prise de nouvelles mesures contre Israël, en réponse à la guerre à Gaza et à la famine présumée, ainsi qu'à la politique d'implantation en Judée-Samarie. Il proposait notamment une révision de l'accord de partenariat commercial UE-Israël et un boycott des produits israéliens.
Le ministre justifiait sa position par le volume des échanges commerciaux entre l'Union européenne et Israël, qui s'élevait à 46,8 milliards d'euros en 2022. Les mesures qu'il avaient proposées avaient été "sérieusement discutées", mais elles s'étaient heurtées à une résistance lors de plusieurs conseils des ministres.
Cette proposition a suscité une vive opposition, notamment de la part de Geert Wilders, leader du Parti pour la liberté (PVV, d'extrême droite). Wilders a qualifié Veldkamp de "ministre faible" ayant cédé à la pression des mouvements de défense des droits humains et des campagnes pro-palestiniennes.
Le ministre, en première ligne du débat sur les sanctions, a annoncé qu'il ne pouvait plus exercer ses fonctions après l'échec de ses tentatives pour faire adopter des mesures contre Israël.