Alors que des discussions ont lieu entre le Hamas et les médiateurs, et que Tsahal a approuvé les plans pour la conquête de Gaza, certains Gazaouis espèrent toujours un accord global qui permettrait de rétablir la sécurité et de reconstruire leurs vies, ce que le Hamas refuse pour l’instant.
« Presque tout est détruit à Gaza, et le Hamas continue de négocier des solutions partielles. Il joue la montre pour conserver le pouvoir, et il est clair que cela ne fonctionnera pas », explique Khaled, un habitant de la bande de Gaza, lors d'un reportage de N12. « Il vaudrait mieux un accord global, avec le retour des otages détenus à Gaza et la possibilité pour les civils de vivre loin du terrorisme du Hamas. C’est la meilleure solution. »
Depuis les menaces de conquête de Gaza-ville, les bombardements se sont intensifiés, et une éventuelle offensive terrestre se prépare. « Si l’on ne sépare pas le sort des civils de celui du Hamas, la situation restera inchangée et la tragédie civile se poursuivra », ajoute Khaled.
Le quotidien à Gaza est extrêmement difficile. « Même la nourriture qui arrive n’est pas suffisante car les prix restent très élevés, et aucune autorité ne contrôle cette situation. L’avidité des commerçants fait grimper les prix. Nous voyons les produits sur le marché, mais nous ne pouvons pas les acheter », explique-t-il. « Nous devons tout acheter au marché noir. Mille shekels aujourd’hui ne suffisent même pas pour deux sacs de farine de 25 kg chacun. »