Lors de fouilles dans le parc national de Susita (Hippos), dominant le lac de Tibériade, des archéologues de l’Université de Haïfa ont mis au jour une découverte exceptionnelle : une mosaïque grecque datée de la fin du IVe ou du début du Ve siècle, portant l’inscription « Paix sur les anciens ».
Selon le Dr Michael Eisenberg, responsable des fouilles, cette bénédiction inédite constitue « une preuve vivante que le souci des personnes âgées ne relève pas uniquement de la modernité, mais existait déjà il y a 1 600 ans ». Publiée dans la revue scientifique Zeitschrift für Papyrologie und Epigraphik, la découverte suggère que Susita aurait abrité la plus ancienne maison de retraite connue à ce jour.
La mosaïque, située près du carrefour central de la cité byzantine, est ornée de motifs raffinés — oies d’Égypte, cyprès, fruits et récipients — qui renforcent l’idée d’un lieu conçu pour accueillir et protéger les aînés de la communauté. Susita, alors siège épiscopal et dotée d’au moins sept églises, jouait un rôle central dans la vie religieuse et sociale de la région.
Pour les chercheurs, cette inscription n’est pas qu’un détail archéologique : elle révèle une facette méconnue du monde byzantin, où l’attention portée aux plus âgés faisait déjà partie de l’organisation collective.