Le gigantesque écran de la place de Palestine à Téhéran, installé en 2017 pour décompter les jours restants avant la prétendue disparition d’Israël en 2040, s’est brusquement éteint. Les autorités iraniennes évoquent une simple panne de courant, mais l’incident prend une résonance particulière dans le contexte actuel de guerre et de frappes israéliennes en plein cœur de la capitale iranienne.
Depuis son inauguration lors de la Journée de Jérusalem, ce « compte à rebours » était devenu l’un des emblèmes visuels de la rhétorique belliqueuse de la République islamique. L’horloge affichait en persan, en arabe et en anglais : « Il reste [X] jours avant l’anéantissement d’Israël ». Mais l’image projetée par le régime vient de se fissurer. Voir ce symbole de défiance s’arrêter net souligne les fragilités d’un pouvoir qui peine à masquer ses failles structurelles.
Au-delà du dysfonctionnement technique, l’épisode est riche en symboles. Alors que l’Iran se présente comme un acteur déterminé à mener une guerre d’usure contre Israël, ses infrastructures essentielles se révèlent vulnérables, incapables de garantir le fonctionnement même de son outil de propagande. Pour Israël et ses alliés, l’extinction de ce compte à rebours illustre une vérité plus profonde : derrière la rhétorique martiale de Téhéran, le régime reste miné par ses crises internes et sa difficulté à répondre aux besoins de base de sa population.