Israël œuvre pour parvenir à un accord qui débuterait par un cessez-le-feu et une libération partielle des otages, mais avec une continuité vers la libération de tous les otages dans les plus brefs délais. Ce processus comprendrait un transfert progressif du contrôle actuellement exercé par le Hamas jusqu'à la fin de la guerre, incluant la démilitarisation complète de la Bande de Gaza et l'éviction du Hamas.
La réponse du Hamas transmise lundi a apparemment ignoré délibérément le cadre proposé par les Américains en fin de semaine dernière. Cette proposition incluait notamment le déploiement immédiat de forces internationales dans les zones évacuées par Tsahal afin d'empêcher une reprise de contrôle par les terroristes du Hamas.
Transfert du contrôle civil dès le cessez-le-feu
Le plan prévoit également l'amorce d'un transfert du contrôle civil détenu par le Hamas dès le début du cessez-le-feu. Selon le document américain révélé par le quotidien Israël Hayom, la prise en charge civile de la population gazaouie par le cadre international débuterait pendant le cessez-le-feu, avant même l'obtention d'accords définitifs. Le Hamas céderait ainsi de facto ce contrôle à d'autres entités.
L'objectif consiste à extraire les civils gazaouis de l'équation militaire, à éliminer leur dépendance envers le Hamas qui détourne les livraisons alimentaires, et à entamer la reconstruction de la Bande de Gaza. Les autres entités mentionnées sont des organisations internationales consensuelles notamment l'ONU, qui ont déjà commencé leurs préparatifs. Un cadre organisé divisant les domaines d'intervention (santé, éducation, logement temporaire, etc.) est en cours d'élaboration.
Réticences égyptiennes et qataries
Le plan prévoit aussi le déploiement initial de forces de sécurité internationales (américaines, émiraties et autres) aux points stratégiques évacués par Tsahal, empêchant ainsi le Hamas de les reprendre, d'y placer des explosifs ou de se préparer à un retour de Tsahal.
Le Hamas ne s'est pas prononcé sur ce point, mais selon "Al-Akhbar", Le Caire rejette l'idée d'un déploiement de forces arabes ou internationales dans la bande. À la place, l'Égypte et le Qatar privilégient la création d'un comité technocratique palestinien, permettant d'introduire discrètement l'Autorité palestinienne dans le tableau. L'Égypte a déjà commencé à former des centaines de Palestiniens (majoritairement originaires de Gaza) comme future force de maintien de l'ordre gazaouie en remplacement du Hamas.
Soutien des monarchies du Golfe
Selon une source politique, les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite soutiennent la position américaine et devraient jouer un rôle central dans la reconstruction de la Bande de Gaza ainsi que dans les processus de déradicalisation du système éducatif et de la société palestinienne. Israël privilégie également cette option, censée résoudre au moins partiellement le problème sécuritaire créé par un retrait militaire et réduire les risques pour les soldats de Tsahal.