Un groupe de familles israéliennes a franchi lundi la frontière avec la Syrie près d'Aloney HaBashan, dans le but d'établir une nouvelle localité baptisée "Nevé HaBashan".
Les familles, accompagnées de leurs enfants, souhaitaient s'installer durablement sur place. Durant cette action, la famille du soldat Yehuda Dror Yahalom, tombé au combat, a érigé un mémorial en son honneur et planté des fleurs sur les lieux.
L'armée israélienne est intervenue pour reconduire les familles en territoire israélien. Les participants ont ensuite été convoqués pour interrogatoire par la police.
Lea Sheffer, résidente d'Avnei Eitan et membre du mouvement "Pionniers du Bashan", a expliqué au site Arutz7 qu'il s'agit d'une initiative développée ces derniers mois. "Nous avons créé ce mouvement en affirmant que d'un point de vue sécuritaire, il est justifié d'entrer et d'établir des implanations juives pour que Tsahal contrôle davantage de territoire. Le régime de Julani est terroriste... et nous soutenons qu'un nouveau 7 octobre pourrait très facilement se reproduire chez nous si nous ne contrôlons pas cette région'', a-t-elle expliqué.
Sheffer a ajouté une dimension historique : "Il s'agit également de l'héritage de nos ancêtres, l'héritage de la tribu de Ménaché, la région du Bashan. À l'époque du roi David, nous y vivions, ainsi que durant la période du Second Temple. On y trouve encore des vestiges archéologiques juifs de cette époque."
Concernant le déroulement de l'action, elle a précisé : "Nous sommes entrés à moins d'un kilomètre de la clôture, dans une zone contrôlée par Tsahal. La barrière était complètement ouverte. Il a fallu environ 30 à 40 minutes avant que notre présence soit détectée... Nous avons installé une plaque commémorative pour le soldat Yehuda Yahalom, et sa famille était très émue de voir que nous perpétuions sa mémoire."
Selon elle, les soldats arrivés sur place "nous ont bien accueillis. L'atmosphère était très agréable. Ils ont dit qu'ils soutenaient pleinement le Grand Israël et ont salué notre belle initiative. Finalement, ils nous ont conseillé de partir pour éviter les complications, ce que nous avons fait."
