Depuis plusieurs semaines, et plus particulièrement ces derniers jours, les consommateurs peinent à trouver du lait dans les rayons. Dans de nombreux supermarchés, les réfrigérateurs sont soit vides, soit remplis uniquement de produits alternatifs vendus plus chers, tels que du lait enrichi ou sans lactose.
La cause : les laiteries choisissent de limiter volontairement la production de lait sous contrôle de l’État, faute de rentabilité. Le lait à 1 % et 3 % est en effet un produit dont les prix sont fixés par l’État, et comme les laiteries ne dégagent que très peu, voire aucun bénéfice, elles s’efforcent d’en produire le minimum.
Certaines marques privilégient ainsi des gammes plus lucratives : Yotvata, par exemple, concentre ses efforts sur le lait enrichi et faible en lactose, tandis que Tara a cessé de produire du lait réglementé il y a environ deux ans. Les laiteries du plateau du Golan, de leur côté, se tournent vers le lait à 4 %, qui échappe également au contrôle des prix.
Une autre explication tient à l’utilisation de la matière grasse contenue dans le lait, estimée en moyenne entre 3,7 % et 4 %. Les laiteries produisent beaucoup de lait à 1 %, ce qui permet d’extraire davantage de matière grasse. Celle-ci est ensuite utilisée dans la fabrication de produits plus rentables, ce qui accroît leurs profits.