Plusieurs semaines après la fin du conflit de juin avec Israël, le brouillage massif des services de navigation par satellite persiste. Depuis l’attaque israélienne et les douze jours de combats qui ont suivi, le GPS et d’autres systèmes de géolocalisation sont devenus quasiment inutilisables dans le pays. Les autorités iraniennes assument ces perturbations au nom de la sécurité, mais sans donner de détails sur la durée des mesures.
Dans les grandes villes comme Téhéran, la position affichée sur les applications de cartographie peut apparaître à des centaines de kilomètres du lieu réel. Les plateformes de taxis, les services de livraison et même les applications de cartographie basiques sont désorganisés. De nombreux chauffeurs doivent désormais compter sur leur mémoire ou leurs passagers pour trouver leur chemin, avec des conséquences directes sur leurs revenus. Si l’Iran avait déjà recours au brouillage autour de ses sites stratégiques, l’ampleur actuelle est inédite. Cette politique a rapidement été décrite comme une arme à double tranchant : elle complique l’usage militaire des satellites, mais elle freine en même temps l’économie numérique, accentue la méfiance sociale et complique la gestion des urgences.