Israël

Mobilisation nationale : Ben Gvir accuse les manifestants de servir le Hamas, l'opposition monte au créneau

"N'avez-vous aucune honte ? Personne n'a autant renforcé le Hamas que vous", a riposté Yair Lapid

2 minutes
17 août 2025

ParJohanna Afriat

Mobilisation nationale : Ben Gvir accuse les manifestants de servir le Hamas, l'opposition monte au créneau
Itamar Ben Gvir Photo by Yonatan Sindel/Flash90

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Les manifestations et grèves de ce dimanche pour appeler à la libération des otages ont déclenché un échange d'accusations particulièrement violent entre des membres de la coalition et l'opposition, soulignant encore les profondes fractures qui traversent la société israélienne.

Ben-Gvir dénonce une "grève qui renforce le Hamas"

Le ton a été donné dès dimanche matin par le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, qui n'a pas hésité à attaquer frontalement les manifestants. "Cette grève ratée s'inscrit dans la continuité des grèves et de l'incitation à la désobéissance civile d'avant le 7 octobre", a-t-il déclaré, établissant un lien direct avec les mouvements de protestation contre la réforme judiciaire.

Pour le ministre d'extrême droite, l'équation est claire : "Cette frappe renforce le Hamas et retarde le retour des personnes enlevées." Une accusation lourde qui vise directement les familles d'otages et leurs soutiens, qualifiés de faire le jeu de l'organisation terroriste.

L'opposition monte au créneau

La riposte de l'opposition n'a pas tardé. Le chef de file Yair Lapid a contre-attaqué : "N'avez-vous aucune honte ? Personne n'a autant renforcé le Hamas que vous. Vous leur avez transféré des dizaines de millions de dollars en valises pendant des années."

Le député Vladimir Belyak (Yesh Atid) a franchi un cap supplémentaire en qualifiant la coalition de "bande de criminels corrompus, avec le sang de 1 200 Israéliens sur les mains", dénonçant les "incitations sauvages" contre "des centaines de milliers d'Israéliens de bonne foi".

Plus mesuré dans la forme mais ferme sur le fond, Benny Gantz a pointé du doigt la responsabilité gouvernementale : "S'en prendre aux familles des personnes enlevées alors que vous portez la responsabilité de la captivité de leurs enfants depuis près de deux ans nous affaiblit et nous divise."

Le président du Parti Les Démocrates de Yair Golan a, lui, livré une analyse cinglante, fidèle au ton dont il est coutumier : "Depuis 681 jours, le peuple israélien se réveille face à un gouvernement pour lequel le Hamas est un atout et les personnes kidnappées un fardeau."