La journée de grève générale à l'appel de familles d'otages et de victimes du 7 octobre a débuté ce matin à l'heure symbolique de 6h29, heure à laquelle le Hamas a lancé son attaque ce samedi noir.
En ouverture de cette journée de mobilisation, des représentants des familles ont tenu une conférence de presse sur la Place de Otages. Auparavant un drapeau d'Israël orné des visages de 50 otages restants dans la Bande de Gaza avait été déployé.
« Nos proches dépérissent depuis 681 jours et nuits dans les tunnels. Nous espérons qu’en ce matin, ils entendront que le peuple d’Israël ne les oublie pas un seul instant. Tenez bon ! Tout un pays est avec vous. », ont déclaré Anat Angrest, la mère de Matan, Vicky Cohen, la mère de Nimrod et Lishay Miran, l'épouse d'Omro.
Elles ont également lancé un appel direct à leurs proches détenus par les terroristes du Hamas : « Nimrod, mon enfant bien-aimé, tu me manques », a déclaré Vicky. « Omri, puisse-tu voir le soutien d’Israël tout entier. Nous nous battons sans relâche pour toi », a ajouté Lishay. Anat a conclu : « Matan, sois encore un peu fort. Nous remuons ciel et terre pour te ramener. »
Naomi, mère de Lotan Abir, assassiné au festival Nova, a rappelé la responsabilité collective : « Je fais partie du club le plus terrible, celui des parents endeuillés. Je refuse d’y voir rejoindre d’autres familles. Notre devoir est de sauver les otages, de protéger les soldats, de sauver Israël. »
Noam Peri, dont le père Haïm a été assassiné dans les tunnels de Khan Younès après des mois de captivité, a fustigé les choix du gouvernement : « Mon père aurait pu être ramené vivant, mais des considérations politiques l’ont condamné. Chaque jour d’atermoiements est une condamnation à mort pour ceux qui survivent encore sous terre. » Elle a remercié « les centaines de milliers d’Israéliens qui se lèvent aujourd’hui, au prix de sacrifices personnels, pour lancer à notre gouvernement un avertissement clair : terminez la guerre et ramenez les 50 otages. »

Photo: Yonatan Sindel Flash90
Ce dimanche matin, quelques centaines de manifestants bloquent un tronçon de la route 1, un autre de la route 6 ou encore le carrefour de Raanana. D'autres protestent devant les domiciles de certains ministres.
Rappelons que plusieurs familles d'otages et parents endeuillés ont fait part de leur opposition à cette démarche de grève générale, estimant qu'elle ne contribuera à ramener les otages mais au contraire freine leur retour et creuse les divisions au sein de la société israélienne.