Selon des sources impliquées dans l'équipe de négocations, le Hamas aurait infléchi sa position au cours de la semaine écoulée, des changements qui pourraient permettre un retour aux discussions sur un accord partiel, selon le cadre de l'accord Witkoff.
Samedi soir, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a encore martelé : "Nous n'accepterons qu'un accord global conforme à nos conditions pour mettre fin à la guerre, qui incluent le désarmement du Hamas, la démilitarisation de la bande de Gaza, le contrôle israélien du périmètre de sécurité et la mise en place d'une autorité gouvernante qui ne soit ni le Hamas ni l'Autorité palestinienne, et qui vive en paix avec Israël."
Au sein de l'establishement sécuritaire, on estime qu'"annoncer à l'avance une disponibilité uniquement pour un accord global, alors que les conditions israéliennes et celles du Hamas pour la fin de la guerre sont si éloignées les unes des autres, risque de laisser les otages en captivité pendant encore de longs mois. Il faut sauver ceux qu'il est possible de sauver." Cette position ne fait donc pas l'unanimité au sein du cabinet puisque si certains ministres du Likoud la partagent, en revanche le Premier ministre, son proche conseiller le ministre Ron Dermer ou encore les ministres Smotrich et Ben Gvir s'y opposent.
Le Hamas doit donner une réponse aux médiateurs dans les prochains jours. En supposant que ce ne soit pas une réponse de façade ou destinée à gagner du temps, un accord partiel pourrait de nouveau être sur la table.
Une délégation qatarie est arrivée en Égypte et on observe en Israël un effort accéléré pour ramener les parties à la table de négociation.