Le gouvernement uruguayen a annoncé la suspension immédiate de son accord de coopération scientifique avec l'Université hébraïque de Jérusalem et la fermeture de son bureau d'innovation dans la capitale israélienne. Cette décision diplomatique marque une rupture significative dans les relations bilatérales entre les deux pays.
Le ministre des Affaires étrangères Mario Lubetkin a justifié cette mesure par "l'évolution de la situation au Moyen-Orient et de la guerre à Gaza", faisant explicitement référence à la récente décision du cabinet de sécurité israélien de prendre "le contrôle total" de l'enclave palestinienne.
L'accord suspendu avait été signé en décembre 2024 entre l'Agence nationale uruguayenne pour la recherche et l'innovation (ANII) et la prestigieuse université israélienne, classée 81e mondiale. Cette collaboration promettait des échanges fructueux dans les domaines de la science, de la technologie et de l'innovation.
Le bureau inauguré à Jérusalem disposait d'un comité consultatif composé de trois experts israéliens : un avocat spécialisé dans les hautes technologies, un directeur associé d'un fonds de capital-risque et un professionnel du transfert technologique.
Israël exprime ses regrets
L'Uruguay n'a pas limité sa réaction à la seule suspension de la coopération. Montevideo a fermement condamné la stratégie militaire israélienne à Gaza, qualifiant la décision d'occupation totale de "grave violation du droit international" qui "compromet les progrès vers une résolution pacifique du conflit".