L’opération « Eveil du lion » menée par Tsahal en Iran et qui a coûté la vie à plusieurs hauts responsables de l’armée iranienne et des Gardiens de la révolution a contraint Israël à repenser en profondeur la protection de ses officiers supérieurs. La riposte iranienne, jugée inévitable, a déjà poussé l’unité de sécurité de l’état-major général à se transformer prochainement en véritable brigade de sécurité, sur le modèle de l’unité 730 du Shin Bet, spécialisée dans la protection rapprochée.
Avant même cette opération, le Shin Bet avait déjoué à plusieurs reprises des tentatives iraniennes visant des personnalités politiques, militaires et sécuritaires israéliennes. Ces deux dernières années, des dizaines d’Israéliens recrutés par les services iraniens ont été arrêtés. Leur mission : collecter des informations sur les habitudes et les dispositifs de protection de figures clés du pays.
Ces menaces se sont intensifiées après le coup porté à l’Iran. Téhéran a publiquement annoncé vouloir viser de hauts responsables israéliens, allant jusqu’à publier une affiche comportant leurs photos. Parmi les personnes identifiées par les services israéliens comme cibles prioritaires : le chef d’état-major Eyal Zamir, son adjoint le général de division Tamir Yadai, le commandant de l’armée de l’air Tomer Bar, le chef du renseignement militaire Shlomi Binder, le chef désigné du Shin Bet David Zini, ainsi qu’une longue liste d’autres officiers de haut rang.