Yonatan Urich, l'un des conseillers de Netanyahou impliqués dans l'affaire dite du Qatargate, a été libéré de toutes les restrictions qui pesaient sur lui depuis le début de l'enquête.
Le juge a ainsi rejeté la demande de la police qui souhaitait les maintenir.
Pour le magistrat, il est tout à fait possible qu'Urich ait reçu de l'argent du Qatar mais pas dans le cadre de ses fonctions au sein du cabinet du Premier ministre.
Le juge adresse une critique sévère à l'encontre du travail de la police dans ce dossier. Il reproche aux enquêteurs de ne pas avoir fourni le rapport du Shin Bet prouvant que la sécurité de l'Etat a été mise en danger par Urich. Au vu des pièces fournies, il n'existe pas d'éléments suffisants pour prouver une telle atteinte.
Par ailleurs, le juge a reproché à la police de ne maintenir de restrictions que sur Yonatan Urich alors qu'Eli Feldstein, lui aussi mis en cause dans cette affaire, n'est pas soumis aux mêmes limitations.
Le magistrat a reproché aux enquêteurs de ne pas respecter les droits de l'accusé alors que l'enquête traine en longueur.