La scène était soigneusement chorégraphiée : juste avant le coup d’envoi de la Supercoupe d’Europe, mercredi soir à Udine, un immense panneau a été déployé sur la pelouse : « Arrêtez de tuer des enfants. Arrêtez de tuer des civils. »
Pour l’UEFA, c’était une initiative humanitaire. Pour de nombreux responsables du football israélien, c’est une provocation. ils dénoncent l'hypocrisie de l'organisation européenne, rappelant qu'elle n’avait pas eu un mot ou un geste pour les victimes israéliennes du massacre du 7 octobre.
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Au terme de la rencontre entre le PSG et Tottenham, deux enfants sont montés sur le podium aux côtés du président de l’UEFA, Aleksander Čeferin : Tala, 12 ans, et Mohammed, 9 ans, tous deux originaires de Gaza. Selon l’UEFA, la fillette souffre d’un problème médical nécessitant un traitement indisponible dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre. Mohammed, lui, a perdu ses parents dans un bombardement et a été grièvement blessé ; il est actuellement soigné à Milan. On était en droit d'espérer que deux enfants israéliens, blessés ou ayant perdu leurs parents lors du massacre du 7 octobre, les y rejoignent dans un souci d'impartialité.