L'élimination cette nuit à Gaza d’Anas Al-Sharif, journaliste d’Al-Jazeera à Gaza, lors d’une frappe israélienne, suscite une vague internationale d’accusations contre Israël. Plusieurs grands médias internationaux, dont Sky News, ont fait de cette élimination leur sujet phare, dénonçant ce qu’ils qualifient d’"assassinat ciblé" d’un journaliste. Outre Sky News, CNN, BBC, NBC, le Washington Post, The Guardian ou le New York Times couvrent largement l’affaire, insistant sur la mort de plusieurs journalistes et photographes d’Al-Jazeera lors de cette frappe. Le réseau qatari condamne fermement l’attaque, la qualifiant d’assassinat prémédité visant les journalistes et photographes, et dénonçant "une atteinte flagrante à la liberté de la presse." La presse arabe, notamment le quotidien libanais pro-Hezbollah Al-Akhbar, évoque le risque que Gaza se retrouve sans journalistes, et qualifie Al-Sharif, de "journaliste martyr".
Tsahal, de son côté, justifie cette opération du fait qu'Al-Sharif était un militant du Hamas, chef d’une cellule armée, camouflé en journaliste. Il aurait reçu un appel téléphonique peu avant la frappe, qui est intervenue dès qu’il a décroché.
Le Hamas et le Jihad islamique dénoncent un "crime de guerre abominable" et une "attaque contre la liberté de la presse", et alertent sur une possible série de nouvelles frappes visant à "faire taire les voix qui rapportent du terrain".
Même Hussein Al-Sheikh, adjoint d’Abou Mazen, condamne vigoureusement cette élimination, appelant la communauté internationale à agir d’urgence pour stopper les violences contre les journalistes palestiniens.