Les services de sécurité israéliens ont annoncé ce dimanche avoir déjoué l’une des affaires de terrorisme les plus graves de ces dernières années. Une cellule, basée dans le quartier de Kfar Aqab à Jérusalem et composée de détenteurs de cartes d’identité israéliennes, projetait une série d’attentats meurtriers visant civils et forces de sécurité. Parmi leurs cibles figuraient un pilote de l’armée de l’air et un club de nuit situé dans le centre du pays.
Parmi les suspects figurent un père employé dans un restaurant du centre d’Israël, son fils cuisinier dans une maison de retraite, ainsi qu’un autre jeune homme dans la vingtaine. Le père, Arabe musulman, avait par le passé été marié à une femme juive. Son fils, initialement enregistré comme juif au ministère de l’Intérieur et titulaire d’une carte d’identité israélienne, s’était récemment converti à l’islam après avoir été jugé inapte au service militaire.
Leurs intentions ont été mises au jour lorsque le père a vendu à un agent infiltré de la police – connu sous le nom de code « Matrix » et à l’origine de l’arrestation de dizaines de trafiquants d’armes – des engins explosifs destinés à des attaques contre des civils juifs. À l’issue de l’enquête, une déclaration du procureur a été déposée en vue d’un acte d’accusation par le parquet du district de Jérusalem.
L’arrestation des deux principaux suspects, le père et le fils, a eu lieu le 30 juin lors d’une opération conjointe du Shin Bet et de l’unité centrale de la police de Jérusalem. Un troisième suspect a été interpellé par la suite. L’enquête a permis de découvrir des dizaines d’engins explosifs, de grandes quantités de matières explosives, des dispositifs de mise à feu et des plans d’attaques à la voiture piégée ou par dépôt d’explosifs à divers points stratégiques, notamment des checkpoints, dans le but de cibler policiers et soldats.
Selon la police et le Shin Bet, le père et le fils avaient acquis différentes armes, des explosifs et des composants pour fabriquer des bombes dans des appartements servant de laboratoires clandestins. Ils auraient appris ces techniques en visionnant des vidéos en ligne. Le père aurait également cherché à obtenir un financement d’une organisation terroriste, tentative interrompue par son arrestation.