« Tsahal prépare un nouveau crime de guerre contre la ville de Gaza et son million d’habitants. Il s’agit de la poursuite de la politique d’extermination et d’expulsion forcée menée par le gouvernement fasciste israélien, dans le cadre d’un processus de nettoyage ethnique contre le peuple palestinien. » C'est en ces mots que le Hamas a réagi à la décision du cabinet israélien d'autoriser la prise de contrôle de Gaza-ville.
Le mouvement islamiste a ajouté que cette décision révèle « que Netanyahu et son gouvernement sont prêts à sacrifier les otages dans l’espoir d’obtenir un gain politique illusoire » et mis en garde : « Israël le paiera cher, nous tenons l’administration américaine pour pleinement responsable des crimes commis par Israël et appelons l’ONU et les juridictions internationales à juger Israël et ses dirigeants pour leurs crimes contre le peuple palestinien. »
L’Autorité palestinienne a également condamné le projet israélien de conquête de Gaza, qu’elle qualifie de « prolongement d’une politique de génocide, de meurtres délibérés, de famine, de blocus, et de violation flagrante du droit international humanitaire ».
Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a, lui aussi, exprimé une condamnation ferme : « L’Arabie saoudite rejette avec la plus grande fermeté la décision des autorités d’occupation israéliennes de prendre le contrôle de la bande de Gaza, et dénonce la poursuite des crimes de famine et des actes de nettoyage ethnique commis par Israël contre le peuple palestinien. »
Riyad met en garde contre « l’impuissance persistante de la communauté internationale et du Conseil de sécurité de l’ONU à stopper immédiatement les agressions israéliennes, qui minent les fondements du droit international et menacent la paix et la sécurité régionales et mondiales ». La monarchie saoudienne appelle à « des mesures concrètes, fortes et dissuasives, afin de mettre fin à la catastrophe humanitaire et d’imposer une solution politique fondée sur le principe des deux États. »